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Après la chute d'Alger, le 24 juillet 1830, une escadre arrive devant
Mers El Kébir, mais ce n'est que le 13 décembre que le général
Damrémont occupe la forteresse de Mers El Kébir. Le 04 janvier
1831, les troupes françaises pénètrent à Oran.
La France a fait d'Oran un département. Celui de l'Oranie. Une région
riche, qui a produit de multiples labels en vin, fruits et légumes.
Oran va connaître sous la houlette des généraux français,
un développement urbain ambitieux. Le général de Létang
érige les jardins du même nom appelés actuellement Promenade
Ibn Badis. Le général de Lamoricière crée le
Village Nègre, dit M'dina Jdida. Le général Randon,
les Planteurs et la région boisée du Murdjajo. Pélissier,
la cathédrale de la Vierge. Le 'génie militaire français'
façonne la ville. Sur un plan d'urbanistique la ville saute définitivement
ses remparts et occupe les plateaux de Karguentah. La ville est régie
par le code des rues de Paris. Le foncier flambe, et le mètre carré
à Oran coûte autant qu'à Paris. La spéculation
bat son plein. Des quartiers s'érigent et mille et une écoles
d'architecture rivalisent.De la renaissance italienne au napoléonien,
du byzantin au gréco-romain, du néo-classique au mauresque,
et enfin du monumental au moderne.
La ville s'agrandit. La Place d'Armes, les grands boulevards Joffre et Clémenceau,
les rues du Général Leclerc et de l'Alsace-Lorraine sont créés.
La place des Victoires et la place Hoche. L'avenue du Loubet et le fantastique
Front de mer.
Oran devient une ville moderne, classée comme la 7ème ville
de France !
Après l'indépendance, la ville qui a énormément
souffert des affres de la guerre de libération, et qui a donné
tant de martyrs illustres et anonymes, reste ouverte sur l'avenir, sur la
Méditerranée et sur le Monde.
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